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<article-title xml:lang="fr"><![CDATA[La diplomatie au service de la liberté: Paris, Marseille (1939-1942)]]></article-title>
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</front><body><![CDATA[ <p align="justify"><font face="verdana" size="4">Rese&ntilde;as</font></p> 	    <p align="justify">&nbsp;</p>     <p align="center"><font face="verdana" size="4"><b>Bosques Gilberto, <i>La diplomatie au service de la libert&eacute;. Paris, Marseille (1939&#45;1942)</i></b></font></p>     <p align="center">&nbsp;</p> 	    <p align="center"><font face="verdana" size="2"><b>Rub&eacute;n Torres Mart&iacute;nez</b></font></p>     <p align="center">&nbsp;</p> 	     <p align="center"><font face="verdana" size="3"><b>Present&eacute; par G&eacute;rard Malgat, Marseille, Editions L'atinoir. 2013, 398 pp.</b></font></p>     <p align="center">&nbsp;</p>     <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Correo electr&oacute;nico: <a href="mailto:rubentm@hotmail.fr">rubentm@hotmail.fr</a></font></p>     <p align="justify">&nbsp;</p> 	    ]]></body>
<body><![CDATA[<p align="right"><font face="verdana" size="2">&laquo; L'Histoire enregistre des p&eacute;riodes obscures et critiques, de    <br> decadence politique et humaine, &agrave; travers lesquelles les forces    <br> revendicatives du peuple finissent toujours par se frayer    <br> en chemin. Dans cette lutte titanesque pour la restauration de la     <br>libert&eacute; et du droit, et pour l'&eacute;dification d'un monde nouveau    <br> sans tyrans ni opprobres, dans laquelle le Mexique assume    <br> le role que lui dicte sa tradition de pays indomptable face    <br> &agrave; l'agression et de peuple fid&eacute;le &agrave; la cause de la libert&eacute;, la    <br> France retrouvera, assur&eacute;ment, gr&aacute;ce &agrave; l'effort et au sacrifice    <br> de ses vrais patriotes, le haut prestige universel qui est    ]]></body>
<body><![CDATA[<br> l'essence m&ecirc;me de son histoire et que les actes n&eacute;gatifs de    <br> cette tragique p&eacute;riode pourront &eacute;clipser momentan&eacute;ment,    <br> mais ne pourront jamais effacer &raquo;.</font></p>  	    <p align="right"><font face="verdana" size="2">Gilberto Bosques, Le Mont d'Or, 30 janvier 1943.</font></p>     <p align="justify">&nbsp;</p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Inscrit dans la m&ecirc;me ligne paradigmatique de Robert Mencherini, Claude Liauzu et Lillian Liberman, G&eacute;rard Malgat (Ablis 1951) nous pr&eacute;sente un hommage m&eacute;rit&eacute; du diplomate m&eacute;connu Gilberto Bosques Sald&iacute;var (1892&#45;1995). Le livre est divis&eacute; en huit chapitres auxquels s'ajoute l'introduction, un &eacute;pilogue et de riches annexes. Celles&#45;ci malgr&eacute; leur potentiel nous semblent tr&eacute;s peu exploit&eacute;es; l'auteur signale qu'il essaiera d'en tirer le meilleur dans un ouvrage post&eacute;rieur. Son livre se ferme avec une postface, une bibliographie, une table de sigles ainsi qu'un index onomastique, outil pratique pour une lecture rapide.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Le livre pr&eacute;sente une vision assez compl&egrave;te et panoramique de la mission de Bosques entre 1939 et 1942, dans une Europe en guerre o&ugrave; la diplomatie joue un r&ocirc;le primordial. Malgat montre d'abord autant le contexte personnel qu'historique o&ugrave; Gilberto Bosques a grandi et s'est form&eacute; (un environnement culturel et r&eacute;volutionnaire riche l'entoure durant les premi&egrave;res ann&eacute;es de son existence). "Pendant six ans, Gilberto Bosques va &eacute;tudier au domicile familial, 'avec un esprit plut&ocirc;t ouvert car cet enseignement se faisait en plein nature tropicale, avec toutes les ressources vives'... En 1907... il a d&eacute;cid&eacute; d'&ecirc;tre maestro, persuad&eacute; que l'&eacute;ducation est le secteur essentiel de la transformation de la soci&eacute;t&eacute; mexicaine. Cette vocation p&eacute;dagogique va de pair avec ses convictions politiques et il int&egrave;gre le mouvement &eacute;tudiant favorable &agrave; Francisco I. Madero" (22&#45;23). Cette attitude, explique Malgat, montre l'engagement r&eacute;volutionnaire et progressiste de Bosques, qui le rapprocherait au groupe cardeniste de la R&eacute;volution. C'est dans un contexte international de conflit que L&aacute;zaro C&aacute;rdenas mettre en aeuvre une strat&eacute;gie pour placer le Mexique au niveau de la plus haute diplomatie, surtout apr&eacute;s l'expropriation p&eacute;troli&egrave;re qu'il avait r&eacute;ussit. Au fondement de cette politique se trouvait le support que le pr&eacute;sident C&aacute;rdenas procurait &agrave; la R&eacute;publique espagnole. Des personnalit&eacute;s telles Narciso Bassols, Isidro Favela, Luis I. Rodriguez et Emilio Portes Gil travaillent de concert avec Gilberto Bosques comme repr&eacute;sentants de la politique internationale cardeniste. Malgat n'h&eacute;site pas, avec raison, &agrave; placer &agrave; Bosques parmi les grands diplomates mexicains de tous les temps.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Malgat expose que la mission principale de Bosques &eacute;tait de pr&eacute;parer le sauvetage des r&eacute;publicains mis en difficult&eacute; par le coup d'Etat de Franco de 1936. L&aacute;zaro C&aacute;rdenas avait confi&eacute; cette mission &agrave; Bosques car le pr&eacute;sident avait toute confiance en lui gr&#226;ce &agrave; son engagement, mais aussi par sa capacit&eacute; de n&eacute;gociation tr&egrave;s diplomatique, &agrave; savoir: tol&eacute;rante et ferme &agrave; la fois. "Parmi les repr&eacute;sentants... figure un homme de confiance, qui ne fait pas partie du s&eacute;rail diplomatique mais qui l'a fid&egrave;lement accompagn&eacute; dans son itin&eacute;raire r&eacute;volutionnaire" (35). Malgat pr&eacute;sente le parcours de Bosques d'abord par la France de la III&egrave;me R&eacute;publique, ensuite par la France en guerre et finalement par la France de Vichy, de Paris &agrave; Marseille en passant par Bayonne. Dans sa t&acirc;che de sauvetage de r&eacute;publicains espagnols Gilberto Bosques a d&ucirc; faire face non seulement aux r&eacute;gimes nazi et vichyste mais aussi aux jeux de la diplomatie franquiste que demandait l'extradition de milliers d'Espagnols dans le sol fran&#231;ais. Plus surprenantes et difficiles &agrave; g&eacute;rer pour Bosques s'av&eacute;rent les complications internes aux organisations r&eacute;publicaines en exil, la JARE (Junta de Ayuda a los Republicanos Espa&ntilde;oles) et la SERE (Servicio de Evacuaci&oacute;n de Republicanos Espa&ntilde;oles), qui se confrontaient de fa&#231;on permanente pour conserver la repr&eacute;sentation officielle du champ r&eacute;publicain en exile.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Les archives consult&eacute;s par Malgat laissent aussi appara&icirc;tre des personnages obscurs du franquisme, tels que Jos&eacute; F&eacute;lix de Lequerica, ambassadeur du Franco aupr&egrave;s de la France, et Pedro Urraca Rendueles (Perico), agent attach&eacute; &agrave; l'ambassade d'Espagne en France. Malgat montre comment ces personnages &eacute;taient la contrepartie de Bosques sur l'&eacute;chiquier politique et diplomatique fran&#231;ais de la fin des ann&eacute;es 30 au d&eacute;but des ann&eacute;es 40. "En septembre 1939, le gouvernement fran&#231;ais c&egrave;de aux pressions de Lequerica et consent &agrave; ouvrir une information judiciaire contre le SERE. Parall&egrave;lement il renforce la surveillance des diplomates mexicains, soup&#231;onn&eacute;s d'&ecirc;tre des complices actifs des partis communistes. Dans un rapport &eacute;tabli le 16 novembre 1939, le ministre des Affaires &eacute;trang&eacute;res demande une enqu&eacute;te sur le role des repr&eacute;sentants mexicains" (68).</font></p>      <p align="justify"><font face="verdana" size="2">C'est &agrave; partir du chapitre IV "Le consulat mexicain &agrave; Marseille, carrefour des pers&eacute;cut&eacute;s", que Malgat plonge dans des sources de premi&egrave;re main: t&eacute;moignages, lettres, entretiens. Il montre comment Gilberto Bosques depuis Marseille a b&acirc;ti et dirig&eacute; tout un r&eacute;seau politique, administratif, diplomatique et humain, qui contribue &agrave; sauver &agrave; milliers des personnes fuyant les r&eacute;gimes fascistes et nazis; ce r&eacute;seau d&eacute;veloppait simultan&eacute;ment une forme de r&eacute;sistance europ&eacute;enne &agrave; ces m&ecirc;mes totalitarismes. Malgat ne tombe pas dans le pi&egrave;ge de l'adulation facile et montre comme Gilberto Bosques &eacute;tait aussi juste un maillon dans l'ensemble d'une cha&icirc;ne internationale plus ample; ainsi on trouve de noms tels que Eduard K. Barsky (responsable de l'aide new&#45;yorkaise aux exil&eacute;s espagnols) et Varian Fry (dirigeant du Comit&eacute; Am&eacute;ricain de Secours &#91;CAS&#93;), parmi les multiples personnalit&eacute;s qui ont aid&eacute; d'une fa&#231;on ou d'une autre la r&eacute;sistance.</font></p>  	    ]]></body>
<body><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana" size="2">La m&ecirc;me logique est suivie dans le chapitre VI "Activit&eacute;s licites et coop&eacute;rations clandestines", o&ugrave; Malgat d&eacute;crit de fa&#231;on assez d&eacute;taill&eacute;e comment op&eacute;rait les r&eacute;seaux clandestines dans lesquels se d&eacute;ployait l'activit&eacute; militante de Gilberto Bosques: "Gilberto Bosques octroie des visas &agrave; des Italiens, des Autrichiens, des Yougoslaves en sachant qu'en r&eacute;alit&eacute; ils n'ont pas l'intention d'&eacute;migrer au Mexique mais qu'ils s'appr&ecirc;tent &agrave; rejoindre clandestinement leur pays pour prendre part &agrave; la lutte antifasciste. Ils comptent parmi eux Kosta Nagy et Ludomir Illitch, qui dirigera l'&eacute;vasion collective de Castres et qui plus tard sera nomm&eacute; ambassadeur de Yougoslavie au Mexique, o&ugrave; il renouera avec Bosques. Les deux hommes resteront li&eacute;s par une solide amiti&eacute;" (201&#45;203). L'auteur montre &eacute;galement comme Bosques avait r&eacute;ussi &agrave; monter un journal "international" que lui&#45;m&ecirc;me dirigeait et distribuait parmi les membre du corps diplomatique mexicain et alli&eacute;. Malgat met donc justement en lumi&eacute;re l'esprit journalistique que Gilberto Bosques a eu toujours.</font></p>     <p align="justify"><font face="verdana" size="2">A premi&egrave;re vue, on a la sensation que le chapitre V "La protection diplomatique des ch&acirc;teaux de la Reynade et de Montgrand" ne se trouve &agrave; la bonne place dans le livre car ce chapitre est peut&#45;&ecirc;tre le coeur m&ecirc;me de l'ouvrage. Malgat fait un travail de d&eacute;pouillement des archives titanesque, il expose de chiffres, des donn&eacute;es, des photos et des t&eacute;moignages &eacute;pistolaires, pour ainsi vraiment plonger le lecteur &agrave; l'&eacute;poque et dans l'environnement o&ugrave; le consul r&eacute;alisait divers actions pour mener &agrave; bien sa mission de sauvegarder la vie de milliers des gens: les adresses, les reports, les lettres, les noms des organisations, les accords avec les autres autorit&eacute;s, tout ou presque tout est pr&eacute;sente par Malgat dans ce chapitre, lequel, nous in&#45;sistons, constitue le cour de l'ouvre. Nous ne pouvons que nous r&eacute;jouir d'avoir en main ces pr&eacute;cieuses informations recueillies et organis&eacute;es de fa&#094;on pr&eacute;cise et chronologique par l'auteur du livre. Ces renseignements donn&eacute;s par Malgat rendent, en eux&#45;m&ecirc;mes, un hommage &agrave; Bosques. Les activit&eacute;s de travail et r&eacute;cr&eacute;atives sont pr&eacute;sent&eacute;s et nous laissent voir l'ampleur de la tache effectu&eacute;e par le consulat du Mexique &agrave; Marseille: "Pendant les douze mois et demi de leur fonctionnement, les cuisines de la Reynarde servent 299 412 pe&#45;tit&#45;d&eacute;jeuner, 299 167 d&eacute;jeuners et 301 167 diners. Puis de d&eacute;cembre 1941 &agrave; juin 1942, la cuisine de la r&eacute;sidence de Montgrand fournit pr&eacute;s de 100 000 repas" (151). Cet exemple permet fait percevoir la somme de travail abattue par Bosques comme le travail d'archives effectu&eacute; par Malgat dans son ouvrage.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">&Agrave; partir du chapitre VII "1942: durcissement de l'Occupation et aggravation de la r&eacute;pression" Malgat montre comme peu &agrave; peu Gilberto Bosques est oblig&eacute; &agrave; laisser tomber ses activit&eacute;s mais sans jamais le faire compl&egrave;tement, car le consul continue, au prix d'efforts extraordinaires, &agrave; faire embarquer des r&eacute;fugi&eacute;s vers le continent am&eacute;ricain (&agrave; destination des Etats&#45;Unis comme de l'Am&eacute;rique Latine); malgr&eacute; tout comme le signale l'auteur l'oeuvre de sauvetage s'arr&ecirc;te d&eacute;s la fin 1942: "&Agrave; partir de novembre 1942, les d&eacute;parts en bateau vers l'Am&eacute;rique deviennent impossibles. Environs 8 000 r&eacute;fugi&eacute;s espagnols ont pu &eacute;migrer vers le continent am&eacute;ricain entre 1940 et 1942"(228). Malgat &eacute;voque &eacute;galement le changement de statuts connu par Bosques au milieu de l'ann&eacute;e 1942 quand il devient <i>charg&eacute; d'affaires</i> aupr&eacute;s de la France en remplacement du controvers&eacute; g&eacute;n&eacute;ral Aguilar, ministre nomm&eacute; d&egrave;s 1941 par le pr&eacute;sident Avila Camacho. Cette partie, au regard de l'ensemble de l'ouvrage d&eacute;j&agrave; fait par Malgat, nous laisse dans notre faim car il nous semble que cet &eacute;pisode assez mal connu dans l'histoire de la diplomatie mexicaine m&eacute;ritait d'&eacute;tre mieux exploit&eacute;.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Au chapitre VIII, "Le coup de force contre la l&eacute;gation et l'assignation &agrave; r&eacute;sidence en Allemagne", Malgat reproduit int&eacute;gralement la protestation &eacute;nergique faite par Bosques par le "Coup de force contre la l&eacute;gation mexicaine" (234&#45;238). Sans doute l'auteur a d&eacute;cid&eacute;, non sans raison, de garder l'int&eacute;gralit&eacute; de la protestation vu son importance et la richesse de la description faite par le m&ecirc;me Bosques. Il montre ainsi la personnalit&eacute; complexe et forte du charg&eacute; d'affaires, un homme diplomatique mais ferme et toujours attach&eacute; aux principes du droit humain. L'emprisonnement du Bosques pendant plus d'un an est aussi l'occasion pour le diplomate de mettre en marche des nouveaux projets, qu'expose Malgat "Gilberto Bosques et le docteur Carneiro, membre de la d&eacute;l&eacute;gation br&eacute;silienne, mettent sur pied une s&eacute;rie de conf&eacute;rences. Bosques ouvre le cycle le 14 janvier 1944 en intervenant sur la R&eacute;forme Agraire au Mexique... on organise des f&ecirc;tes, de r&eacute;citals de po&eacute;sie (avec la participation de six po&egrave;tes que compte la collectivit&eacute; des captifs de Bad&#45;Godesberg), plus rarement un bal.cours de langues, de math&eacute;matiques et d'histoire de l'art pour les enfants" (249&#45;250). Malgat souligne surtout l'esprit p&eacute;dagogique mais &eacute;galement le leadership propre &agrave; Bosques. Traitant la phase de retour au pays, durant l'ann&eacute;e 1944, Malgat finit par affirmer, de mani&egrave;re parfaitement fond&eacute;e, que le diplomate a aid&eacute; plus de 120 000 espagnols, chiffre consid&eacute;rable et encore plus remarquable en temps de guerre.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Malgat cl&ocirc;t son livre par un &eacute;pilogue comportant une r&eacute;flexion sur le retour d'une France lib&eacute;r&eacute;e apr&eacute;s la guerre et le traumatisme de milliers d'espagnols qui observent avec stup&eacute;faction comment les vainqueurs, &agrave; savoir les alli&eacute;s, d&eacute;cident de garder &agrave; Franco &agrave; la t&ecirc;te d'une Espagne fasciste pour &eacute;tablir un nouveau ordre mondial qui s'annonce d&eacute;j&agrave; bipolaire. Entre temps, en 1946, Gilberto Bosques devient ambassadeur du Mexique au Portugal afin de continuer avec sa tache de sauvetage des espagnols r&eacute;fugi&eacute;s. Il continue &agrave; montrer ses capacit&eacute;s diplomatiques. Malgat nous annonce qu'un outre ouvrage sur Bosques apr&egrave;s&#45;guerre est en pr&eacute;paration.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Les annexes assez nombreuses (263&#45;367) sont des t&eacute;moignages, des discours, des articles, des lettres et des photos qui permettent d'observer de fa&#231;on plus panoramique ce personnage qu'&eacute;tait Gilberto Bosques Sald&iacute;var: "ainsi &eacute;tait Gilberto Bosques: un homme de haute culture et de fortes convictions, &agrave; la fois p&eacute;dagogue et journaliste, juriste et philosophe, combattant r&eacute;volutionnaire et diplomate... Si les armes chang&egrave;rent &#151;la plume remplaza le fusil&#151; les causes d&eacute;fendues rest&egrave;rent les m&ecirc;mes: le droit de chaque personne &agrave; l'&eacute;ducation, &agrave; la libert&eacute;, &agrave; la dignit&eacute;, a la justice. un homme de la libert&eacute;" (261).</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">On ne peut regretter certaines erreurs, comme celle de l'explication de la note 1 de bas de page 25 &agrave; propos du Congr&eacute;s de l'Union (l'auteur expose l'actuelle composition du Congr&egrave;s de l'Union sans pr&eacute;ciser qu'en 1922, ann&eacute;e durant laquelle Bosques Sald&iacute;var devient d&eacute;put&eacute; f&eacute;d&eacute;ral, le nombre de d&eacute;put&eacute;s &eacute;tait de 300 et non de 500 comme actuellement). Page 71, il affirme que le candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 1940, Juan Andreu Almaz&aacute;n, opposant au r&eacute;gime et plus sp&eacute;cifiquement au cardenisme, &eacute;tait soutenu par le Partido Revolucionario de Acci&oacute;n Nacional (PRAN) quand en r&eacute;alit&eacute; il s'agit du Partido Revolucionario de Unificaci&oacute;n Nacional (PRUN), un erreur qui pourrait induire le lecteur non&#45;sp&eacute;cialiste du Mexique &agrave; confondre le PRUN avec l'actuel Partido Acci&oacute;n Nacional (PAN) ; ou encore une approximation pages 252&#45;253 quand l'auteur nomme la gare de Buenaventura comme lieu d'arriv&eacute;e de Bosques &agrave; Mexico &agrave; son retour, quand nous savons que telle gare n'existe pas et qu'il s'agit de la gare de Buenavista, qui fonctionne toujours. On note &eacute;galement certaines coquilles comme celles des pages 35 (1838 pour 1938) ou celle du page 73 (minitre pour ministre).</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Heureusement ces erreurs, minimes, n'ont aucun impact n&eacute;gatif sur l'ensemble de l'ouvre. Le livre de Malgat semble indispensable pour tout individu qui s'int&eacute;resse &agrave; l'histoire de Marseille, de la Provence et de France, mais &eacute;galement au droit international et &agrave; la diplomatie de haut vol sur le terrain en p&eacute;riode de guerre. Gilberto Bosques servira d'exemple, gr&acirc;ce &agrave; l'ouvrage de Malgat, de l'effort et du r&ocirc;le que la politique international cardeniste a jou&eacute; pendant ces ann&eacute;es noires de conflit mondial. Le travail fourni par Malgat m&eacute;rite &agrave; lui seul un grand merci et une s&eacute;rieuse reconnaissance pour avoir exhum&eacute; ce personnage encore tr&egrave;s peu connu. Nous pouvons affirmer que le livre est un t&eacute;moignage&#45;hommage pour Bosques. Il serait int&eacute;ressant de connaitre une r&eacute;flexion plus approfondie de l'auteur &agrave; propos de son sujet, il est probable que cet exercice de r&eacute;flexion arrivera dans le second tome. Quoi qu'il en soit, le livre rend justice &agrave; un Mexicain hors du commun, d&eacute;sormais de plus en plus connu gr&acirc;ce &agrave; des travaux comme ceux de Malgat.</font></p>      ]]></body>
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