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</front><body><![CDATA[  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="4">Rese&ntilde;as</font></p>  	    <p align="justify">&nbsp;</p>     <p align="center"><font face="verdana" size="4"><b>Arndt Brendecke, <i>Imperio e informaci&oacute;n. Funciones del saber en el dominio colonial espa&ntilde;ol</i></b></font></p>     <p align="center">&nbsp;</p>   	    <p align="center"><font face="verdana" size="2"><b>Guillaume Gaudin*</b></font></p>     <p align="justify">&nbsp;</p>     <p align="center"><font face="verdana" size="3"> <b>Traducci&oacute;n de Griselda M&aacute;rsico, Madrid, Fr&aacute;ncfort, Iberoamericana, Vervuet Verlag, 2012, 596 p.</b></font></p>     <p align="justify">&nbsp;</p> 	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2"><i>* Universit&eacute; de Tolouse&#45;Le Mirail.</i> Correo electr&oacute;nico:  <a href="mailto:guillaume.gaudin@univ&#45;tlse2.fr">guillaume.gaudin@univ&#45;tlse2.fr</a></font></p>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p align="justify">&nbsp;</p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">L'ouvrage d'Arndt Brendecke est une synth&eacute;se foisonnante sur les sages politiques et administratifs du savoir par la monarchie espagnole dans le cadre de la colonisation de l'Am&eacute;rique au XVIe si&eacute;cle. L'&eacute;tude recense et analyse de mani&eacute;re &eacute;rudite les diff&eacute;rents projets, formes et utilisations du savoir promus ou encadr&eacute;s par le pouvoir politique depuis la cour. L'auteur d&eacute;fend l'id&eacute;e que l'expansion europ&eacute;enne constitue la gen&eacute;se d'une culture des savoirs empiriques modernes: jusqu'&aacute; quel point la domination de l'Espagne sur l'Am&eacute;rique se fonde effectivement sur le savoir? La question des savoirs imp&eacute;riaux pris autant comme ph&eacute;nom&eacute;ne culturel que sociopolitique est particuli&eacute;rement f&eacute;conde depuis une vingtaine d'ann&eacute;es. La richesse et l'actualit&eacute; de la recherche historique sont perceptibles dans l'ample bibliographie cit&eacute;e par A. Brendecke. On peut toujours regretter des lacunes comme les travaux de J.&#45;P. Berthe et A. Musset sur Juan L&oacute;pez de Velasco et les relations g&eacute;ographiques, on s'&eacute;tonne de ne pas voir les recherches d'histoire culturelle de S. Gruzinski davantage discut&eacute;es ou exploit&eacute;es tant elles semblent au coeur du sujet et de l'actualit&eacute; historiographique avec l'&eacute;mergence de l'histoire connect&eacute;e. Il n'en reste pas moins que l'apport de <i>Imperio e informaci&oacute;n</i> est ind&eacute;niable. En empruntant &aacute; la linguistique le concept de <i>&laquo;communicative setting),</i> le livre recherche un <i>&laquo;setting colonial&raquo;,</i> autrement dit le cadre et la m&eacute;canique politique qui d&eacute;finissent et animent le syst&eacute;me imp&eacute;rial espagnol.<sup><a href="#nota">1</a></sup> Au fil de la lecture, ce <i>setting colonial</i> semble s'articuler autour d'une s&eacute;rie de concepts antinomiques: th&eacute;orie et pratique forment la premi&eacute;re opposition r&eacute;currente, l'auteur souhaitant avant tout mettre en lumi&eacute;re la praxis, les m&eacute;thodes empiriques de l'empire. Le deuxi&eacute;me est objectivit&eacute;&#45;subjectivit&eacute;, l'ouvrage s'attache &aacute; d&eacute;celer dans quelle mesure l'objectivit&eacute; entre en compte dans la validation des informations. Centre et p&eacute;riph&eacute;rie constituent une troisi&eacute;me opposition entre la cour, d&eacute;clencheur de grands projets recueillant toutes les informations, et la p&eacute;riph&eacute;rie lointaine qui produit l'information en esp&eacute;rant recevoir en retour reconnaissance et r&eacute;compenses du roi, le tout formant un syst&eacute;me du bas vers le haut<i>&#45;bottom&#45;up</i> suivant les mots de l'auteur. Une derni&eacute;re opposition repose sur le d&eacute;bat entre des informations fournies par des experts sp&eacute;cialement d&eacute;p&eacute;ch&eacute;s en Am&eacute;rique pour une &laquo;mission scientifique&raquo; ou la sollicitation d'hommes en place qui doivent r&eacute;pondre en plus de leurs taches quotidiennes.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Le livre comprend neuf chapitres que l'on peut diviser en deux grandes parties. L'une sur le roi et la Cour analyse le statut et la place du savoir dans la th&eacute;orie politique du XVI<sup>e</sup> si&eacute;cle. L'autre partie plus longue &eacute;tudie les usages du savoir dans les grandes institutions royales : le Conseil des Indes et la Casa de la Contrataci&oacute;n de S&eacute;ville.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Dans un premier temps, l'auteur s'int&eacute;resse au discours sur le savoir et la place qui lui est donn&eacute;e dans la th&eacute;orie politique des auteurs espagnols du XVIe si&eacute;cle: une fois de plus deux images contraires s'affrontent: l'omniscience et la <i>ceguera</i> du roi. Philippe II se pr&eacute;sente comme un roi immobile et paperassier qui impose une gestion centralis&eacute;e du pouvoir. A. Brendecke rappelle le role de la justice distributive dans le processus d'id&eacute;alisation du monarque: le roi est omniscient car il a une connaissance exacte des m&eacute;rites de ces sujets qu'il peut ainsi r&eacute;compenser. Les <i>&laquo;relaciones de m&eacute;ritos y servicios&raquo;</i> montrent comment les sujets sont pr&eacute;ts &agrave; livrer volontairement des informations sur euxm&eacute;mes suivant un flux de communication de bas en haut. Paradoxalement, une autre image du roi est celle de l'aveugle : d&eacute;s le r&eacute;gne d'Alphonse X, les monarques ont conscience de l'impossibilit&eacute; pour un seul homme de tout savoir ou de se rendre dans tous les territoires du royaume pour y gouverner directement. La n&eacute;cessit&eacute; apparait de conseillers et d'institutions filtres; le role des secr&eacute;taires, particuli&eacute;rement valoris&eacute;, est de transmettre <i>&laquo;noticiaperfecta de los hechos&raquo;</i> au roi d'apr&eacute;s le trait&eacute; (El <i>Secretario del Rey,</i> 1620) de Berm&uacute;dez de Pedraza. Surgit l'id&eacute;e d'un livre unique o&uuml; tout serait consign&eacute; sur le mod&eacute;le romain de la <i>Notitia dignitatum</i> repris en 1645 par le commis du secr&eacute;tariat de la Nouvelle Espagne du Conseil des Indes, Juan D&iacute;ez de la Calle auteur des <i>Noticias sacras y reales de las Indias Occidentales.</i> A. Brendecke pr&eacute;sente ensuite la trajectoire historique qui a conduit la monarchie espagnole &agrave; la &laquo;informaci&oacute;n en el sentido de las representaciones modernas de la racionalidad pol&iacute;tica, como una recopilaci&oacute;n de datos empiricos&raquo;. (p. 107): il &eacute;voque les grands projets de collection de tous les savoirs du monde stimul&eacute;s par l'expansion atlantique au XVIe s. qui a suscit&eacute; la curiosit&eacute; et amen&eacute; &agrave; &laquo;el registro sistematizado de la geografia, la poblaci&oacute;<i>n y el potencial econ&oacute;mico de esos territorios&raquo;.</i> Pourtant A. Brendecke relativise la port&eacute;e des projets de cour qui ne sont pas syst&eacute;matiques, peu pratiques et souvent inachev&eacute;s.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">La deuxi&eacute;me partie du livre des chapitres 4 &agrave; 9 entre davantage dans les pratiques concr&eacute;tes de recueil, d'&eacute;laboration et d'usages des savoirs. Le premier volet de cette enqu&eacute;te porte sur les savoirs nautiques &agrave; la Casa de la Contrataci&oacute;n de S&eacute;ville, un sujet bien connu qu'A. Brendecke pr&eacute;sente sous un jour nouveau en s'arr&eacute;tant sur les d&eacute;bats autour de <i>padr&oacute;n real</i> entre cosmographes et pilotes. Cet excellent chapitre met en lumi&eacute;re la dimension politique et sociale du savoir: les conflits entre pratique et science d&eacute;passent les seuls enjeux scientifiques et illustrent les tensions entre savants et marins, entre la cour et S&eacute;ville. Ensuite, apr&eacute;s avoir rappel&eacute; la nature et les missions du Conseil des Indes, A. Brendecke propose d'&eacute;tudier le fonctionnement de ce qu'il appelle le <i>&laquo;setting colonial&raquo;</i> ou le cadre dans lequel le savoir se d&eacute;ploie: que sou&#45;haite&#45;t&#45;on savoir &agrave; la cour, pourquoi les autorit&eacute;s locales informentelles la cour, suivant quels circuits ? Un lien &eacute;troit existerait entre savoir et domination coloniale suivant le sch&eacute;ma d'un <i>&laquo;triangulo vigilante&raquo;:</i> &agrave; la base du triangle des informateurs locaux observent et se surveillent, les arr&eacute;tes du triangle repr&eacute;sentent la communication des informations dirig&eacute;es vers le sommet le roi et la cour. Ceci explique que l'acc&eacute;s au roi soit fermement garanti par la Couronne : les interm&eacute;diaires ou <i>&laquo;gatekeepers&raquo;</i> qui rompent la transmission libre des informations sont condamn&eacute;s comme la premi&eacute;re audience de la Nouvelle Espagne lorsqu'elle intercepte le courrier de l'&eacute;v&eacute;que Zum&aacute;rraga (c&eacute;dule du 31 juillet 1529). Aussi la libert&eacute; d'&eacute;crire et de d&eacute;noncer et le role d'informateurs sont&#45;ils toujours valoris&eacute;s et r&eacute;compens&eacute;s par le roi. Ce sch&eacute;ma fonctionne sans aucun doute, mais on peut lui apporter certaines nuances: d'une part, la circulation des informations, dans un contexte imp&eacute;rial, ne s'effectue pas que de mani&eacute;re verticale, d'autre part, cette circulation ne fonctionne pas uniquement en vase clos. En effet, les contacts et les transferts ont lieu d'un espace &agrave; l'autre comme l'histoire connect&eacute;e tend &agrave; le d&eacute;montrer.</font></p>  	    <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Ce <i>setting colonial</i> d&eacute;fini, A. Brendecke en dresse une histoire depuis la curiosit&eacute; des Rois Catholiques qui adresse une liste de questions &agrave; Christophe Colomb &agrave; la premi&eacute;re histoire officielle de la Conqu&eacute;te du chroniqueur Antonio de Herrera publi&eacute;e au d&eacute;but du XVIIe si&eacute;cle. Ce qui retient davantage l'attention de l'auteur, c'est bien entendu les r&eacute;formes port&eacute;es par Juan de Ovando dans les ann&eacute;es 1570 et sa doctrine d'une <i>&laquo;entera noticia&raquo;</i> capable d'am&eacute;liorer le gouvernement des Indes occidentales. Apr&eacute;s avoir mis en lumi&eacute;re les liens personnels unissant une s&eacute;rie de personnages cl&eacute;s entourant Philippe II dans les ann&eacute;es 1560&#45;1570, &laquo;una <i>camarilla de letrados&raquo;</i> (p. 321) issue de l'universit&eacute; de Salamanque compos&eacute;e en premier lieu du cardinal Diego Espinosa, l'ouvrage pr&eacute;sente les conclusions de la visita du Conseil des Indes par Juan de Ovando : r&eacute;daction d'un code du droit des Indes et d'un <i>&laquo;libro de descripciones&raquo;,</i> cr&eacute;ation un poste de chroniqueur&#45;cosmographe. La visita fait appel &agrave; beaucoup de t&eacute;moins y compris en Am&eacute;rique <i>&laquo;invitados a realizar una evaluaci&oacute;n estructural del dominio colonial&raquo;</i> (p. 330). Diff&eacute;rents questionnaires sont envoy&eacute;s et adapt&eacute;s suivant les personnalit&eacute;s comme &agrave; l'archev&eacute;que de Mexico qui doit s'adresser aux &eacute;v&eacute;ques de Nouvelle Espagne. Les <i>&laquo;listas de preguntas&raquo;</i> se multiplient, se formalisent sans chercher &agrave; r&eacute;pondre &aacute; l'aspect judiciaire de la visita, pour donner les fameuses relations g&eacute;ographiques. Cette vaste entreprise de collection de l'information &#45; <i>&laquo;pretensi&oacute;n grotesca imposible de cumplir&raquo;</i> (p. 380) car trop compliqu&eacute;e &agrave; mettre en ouvre dansles faits &#45; n'a qu'un faible impact sur la mani&eacute;re d'administrer l'Am&eacute;rique : la <i>Geogra&iacute;ia y descripci&oacute;n universal de las Indias</i> (1574) de L&oacute;pez de Velasco et l'histoire officielle d'Herrera ne sont pas destin&eacute;es &aacute; administrer car le role du chroniqueur est d'abord de glorifier le roi, la monarchie et les <i>&laquo;hechos memorables des conquistadores&raquo;.</i> Ces consid&eacute;rations sont sans doute &agrave; nuancer, car l'&eacute;tude du fonctionnement des secr&eacute;tariats du Conseil des Indes montre l'usage qui est fait &#151; m&eacute;me si incomplet ou sporadique &#151; de tels instruments de savoirs. Mais pour A. Brendecke, s'approcher de l'usage de l'information, de la praxis, est une gageure : <i>&laquo;no es posible aislar el resorte de una decisi&oacute;n particular pero si se puede reconstruir el esquema del setting epist&eacute;mico&raquo;</i> (p. 442) Autrement dit, il est possible de comprendre l'ensemble du syst&eacute;me administratif espagnol, mais le role de l'information dans le processus de d&eacute;cision serait insaisissable. Une fois de plus, on peut nuancer car, pour le XVIe si&eacute;cle, rares sont les administrations europ&eacute;ennes &agrave; livrer autant d'informations sur leur d&eacute;marche que la monarchie espagnole avec la proc&eacute;dure de l'<i>expediente</i> qui conserve toutes les pi&eacute;ces d'un dossier.</font></p>     <p align="justify"><font face="verdana" size="2">&laquo;Zas <i>peque&ntilde;as herramientas del saber</i> &raquo; du Conseil des Indes sont alors recens&eacute;es : retour sur l'archivage &agrave; Simancas, le probl&eacute;me des documents retrouv&eacute;s au domicile des conseillers, les cartes, le role cl&eacute; des secr&eacute;taires. La consulta et le travail de synth&eacute;se op&eacute;r&eacute;s par les secr&eacute;taires et les commis apportent un &eacute;clairage particulier sur le &laquo; <i>manejo de papeles&raquo;</i> : la r&eacute;daction des <i>brevetes</i> (trois lignes inscrites au dos des lettres ou des consultas r&eacute;sumant le contenu) est minutieusement d&eacute;crite. La consulta organise le dialogue entre le roi et les conseillers et forme une <i>&laquo;microgesti&oacute;n de las informaciones&raquo;</i> (p. 467). L'ordre dans lequel sont pr&eacute;sent&eacute;es les lettres ou les informations change la perception et peut orienter la d&eacute;cision du roi. Le travail du personnel du Conseil des Indes d&eacute;pend plus des relations sociales que des lectures : des audiences sont accord&eacute;es et la pr&eacute;sence d'innombrables pr&eacute;tendants ou fonctionnaires pr&eacute;ts &agrave; partir pour les Indes cr&eacute;e un v&eacute;ritable espace de communication o&uuml; l'oral joue un role pr&eacute;pond&eacute;rant mais difficilement saisissable par l'historien. Tout cela est encore un <i>&laquo;bricolage de informaciones&raquo;</i> (p. 468). La conclusion du dernier chapitre laisse ouvert le champ de la recherche sur l'information et ses usages dans l'empire espagnol: <i>&laquo;portadores y transmisores burocr&aacute;ticos de un conocimiento del objeto espec&iacute;fico, habr&aacute; que buscarlos sobre todo entre los miembros subalternos del Consejo&raquo;</i> (p. 478).</font></p>      <p align="justify"><font face="verdana" size="2">Finalement, <i>Imperio e informaci&oacute;n,</i> &agrave; partir d'une documentation fournie et d'un souci d'exhaustivit&eacute; propose de concilier des interpr&eacute;tations parfois oppos&eacute;es entre construction de l'&Eacute;tat moderne sur le mod&eacute;le w&eacute;b&eacute;rien et omnipr&eacute;sence du client&eacute;lisme et de la concertation dans l'&eacute;laboration des d&eacute;cisions pendant l'Ancien R&eacute;gime. De m&eacute;me, l'ouvrage, tout en nuanfant &agrave; plusieurs reprises un sch&eacute;ma imp&eacute;rial centre&#45;p&eacute;riph&eacute;rie, donne principalement &agrave; voir le role d'impulsion et de concentration des savoirs &agrave; la Cour et au Conseil des Indes. Cette circulation verticale des savoirs imp&eacute;riaux est parfaitement saisie, mais elle ne rend sans doute pas compte dans son int&eacute;gralit&eacute; du fonctionnement de l'empire espagnol: les circulations horizontales, les cha&iacute;nes d'interconnaissances et les &eacute;changes avec d'autres espaces doivent d&eacute;sormais &eacute;tre pris en compte dans l'interpr&eacute;tation de ce vaste et complexe syst&eacute;me politique.</font></p>     <p align="justify">&nbsp;</p>     <p align="justify"><font face="verdana" size="2"><b><a name="nota"></a>Notas</b></font></p>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p align="justify"><font face="verdana" size="2"><sup>1</sup> L'ouvrage recens&eacute; est une traduction de <i>Imperium und Empirie. Funktionen des Wissens in der Spanischen Kolonialherrschaft</i> paru &agrave; Cologne en 2009. L'auteur ayant recours &agrave; des concepts de la linguistique anglo&#45;saxonne, la traduction peut parfois paraitre embrouill&eacute;e.</font></p>      ]]></body>
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